Retourner en enfance.

Retourner en enfance.

Je m'apelle Vahina. Pour éclaircir immédiatement vos idées, je vais vous expliquer ce qui est passé par la tête de ma mère au moment de me trouver un nom. Mes parents ont passé leur lune de miel dans une île paumée dans une archipel encore plus paumée dans le pacifique. Ils n'ont pas dormi à l'hôtel, non, ce serait trop simple. Ils ont été hébergés par une femme accueillante du même nom que moi. Elle était si chaleureuse - parait-il, qu'ils ont gardés contact. Et quelques mois avant ma naissance, elle a décidé de claquer inopinément. Et donc en hommage à la merveilleuse femme qu'elle a été tout au long de sa vie, je me vois obliger de me traîner son nom le reste de la mienne.
Enfin, perso, j'aime pas.
Il y a presque deux ans, il s'est passé l'évènement le plus important de toute ma vie jusque là, celui qui fait tout ce que je suis maintenant.
Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête à cette époque, peut-être les hormones. D'un seul coup, je n'arrivai plus à supporter mes proches. Ni mes parents, ni mon frère, ni mes amis. Tous m'exaspèraient tellement que j'en suis devenue insupportable, à leur jeter des paroles cinglantes à la figure à longueur de temps. Ils tentaient tant bien que mal de me raisonner, ou du moins de me supporter malgré le fait que j'étais invivable. Ca a duré plusieurs mois avant que ce qui devait arriver arriva : j'ai pété les plombs et après une bonne crise de larmes et de cris, je me suis enfermé dans une bulle où j'ignorais tout le monde, et j'y suis encore. C'est incroyable comme on ne se sent plus touchée de rien. Plus de sentiments, plus de peurs, plus d'apréhensions du regard des autres. Je me suis écartée du monde et j'étais soudain devenue étrange pour les autres, comme si je les impressionnait. Plus personne n'osait m'approcher, et ils avaient bien raison. J'étais inaccessible pour eux, la fille qui ne faisait jamais attention aux gens et qui se foutait de tout.
Je savais que je faisais de la peine à mes parents, ne leur adressant presque plus jamais la parole, si ce n'est pour leur demander d'acheter du jus d'orange. Mais il n'y a plus qu'une seule personne : moi.
Après négociations, j'ai réussi à convaincre mes parents de m'envoyer en internat loin de chez moi, histoire d'être tranquille. Là bas, j'ai tout de suite pris mes distances et bien fait comprendre aux autres de ne pas s'occuper de moi. Depuis, je vis sans réelle raison de vivre, à part peut-être une seule...

# Posté le lundi 04 février 2008 15:29

Modifié le mardi 05 février 2008 14:11

Moralement pathétique.

Moralement pathétique.

Après être partie de la maison, je me sentais bien. Mais après quelques mois passés seule avec moi-même, pouvoir parler à quelqu'un m'a manqué, malgré moi. Et en quête de réconfort, je me suis connectée sur Internet et ai commencé à discuter de tout et de rien avec un garçon qui s'est révélé adorable. Ça peut paraître idiot, mais je ne tiens qu'à ça. Parler avec lui après les cours. C'est le but de ma journée, en quelque sorte. Le matin quand je me lève, ma pensée se dirige immédiatement vers lui. Avec lui, il n'y a pas de tabous et je peux parler de n'importe quoi. Il connait ma situation et me soutient dans toutes mes décisions. Il me conseille et je fais de même. Il s'appelle Will , il est autrichien et a 16 ans, comme moi. Je connais sa vie par c½ur et il connait la mienne aussi. Lui non plus n'a pas beaucoup d'amis mais ne rejète pas autant le monde que moi. Je ne nous prend pas pour un couple mais je tiens fort à lui.
C'est la seule personne à qui je tiens vraiment, d'ailleurs.



J'ouvre prudemment les yeux. Dans la chambre, il n'y a personne. Mes colocataires sont déjà parties. Elles sont gentilles : après avoir vainement essayé de m'intégrer dans leur bande, elles m'ont laissé tranquille et ne m'en veulent pas de les avoir envoyer balader. Franchement, j'aurais pu tomber sur les tortionnaires qui me traiteraient comme une moins que rien, mais j'ai eu la chance d'avoir des voisines compréhensives.
Je me lève quelque peu barbouillée et me dirige immédiatement vers mon placard, où je choisis un débardeur noir et un pantalon large de la même couleur. Comme d'habitude. Puis je me dirige vers la salle de bain et me brosse les dents en évitant de me regarder dans le miroir. Comme d'habitude. Et enfin, je sors de la chambre en attrapant mon sac au vol et sans même prendre la peine de me maquiller ni me coiffer. Comment d'habitude.
Pourquoi devrais-je faire des efforts ?

Je ne vais pas manger, le matin, la simple vue de la nourriture me dégoûte.
Il me reste 30 minutes avant le début des cours, que je passe à faire les devoirs que je n'ai pas faits la veille.
Puis la cloche sonne et je rentre dans la salle de cours pour me placer au premier rang, histoire de montrer que je m'intéresse au cours contrairement à mes camarades qui préfèrent dormir au fond. Les heures passent jusqu'à l'heure du déjeuner où je ne prend qu'une bouteille d'eau, un fruit et un yaourt.
Et les cours reprennent jusqu'à 16h.
Quand la cloche sonne la fin des cours, je cours jusqu'à la salle informatique où je reste jusqu'à la fermeture à parler en messagerie instantanée avec Will. Et puis je vais me coucher.

Ma journée typique. Ma vie n'est qu'une suite de jours qui se ressemblent tous et je tombe dans la routine depuis maintenant presque deux ans.



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Je tape avec frénésie sur le clavier. J'aime cette fille. Elle a quelque chose de touchant et le fait qu'elle ait tout casser dans sa vie me rapproche encore plus d'elle. Je pense qu'il me serait arrivé la même chose, mais c'est impossible, car j'ai quelqu'un qui m'empêcherai de tomber dans la folie comme elle y est tombée. Mon jumeau. Mais elle, elle n'a pas eu cette chance. Et l'aider et la soutenir était mon but, au départ. Puis elle s'est révélée ouverte et franche et son caractère m'a tout de suite plu. Je me suis très vite attaché, peut-être un peu trop selon mon double.
Derrière moi, je sens quelqu'un secouer la tête d'exaspération. C'est lui. Selon ses conseils, j'ai menti sur toute la ligne à mon sujet. J'ai changé mon nom. Mon âge. Mon pays. Mon physique. Ma situation. Il faut absolument que je me cache, qu'on ne me reconnaisse pas. Alors, je mens à la personne à qui je tiens le plus, après mon frère. Je compte lui avouer un jour mais j'ai peur qu'elle ne me pardonne pas. Alors je ne dit rien et ça m'enfonce encore plus. C'est un horrible cercle vicieux. Les avertissements de prudence et la pression de mon entourage n'arrangent rien.
La vie que j'ai maintenant, j'ai beau en avoir rêver pendant longtemps, elle ne me fait plus du tout envie. Tout ce monde toujours si excité, ça en devient fatiguant. Je voudrais une vie calme, mais c'est trop tard.
La deuxième raison pour laquelle je lui ai menti, c'est que je ne voudrais pas qu'elle m'aime juste pour mon image. C'est l'une des seules personnes qui ne s'intéresse pas à moi par intérêt. Et j'ai peur que ça change quand elle découvrira mon imposture.
Elle aimerait bien qu'on se voit un jour, j'aimerai aussi. Mais qu'allait-il se passer ensuite ?
Oh, et puis merde! J'en ai marre d'hésiter tout le temps.
Il est temps de prendre une décision.


# Posté le dimanche 10 février 2008 13:45

Modifié le mercredi 13 février 2008 07:57

Il était beau.

Il était beau.
Il est 20h, la salle d'informatique ferme ses portes. Je suis une habituée, la femme qui s'en occupe ne vient même plus me dire de partir, elle sait qu'à 20h00 pile, je m'en vais. En sortant de la pièce, j'emprunte un couloir qui me mène au réfectoire. C'est quasiment la fin du dernier service, et il ne reste presque personne et les cuisinières nettoient déjà les tables. Je fais comme si de rien était et me sert de la soupe. Elles aussi savent que je viens toujours au dernier moment et me laissent manger tranquillement. Tout en avalant mon bouillon, mes yeux se perdent dans le vide. Je réfléchis à ce que viens de m'annoncer Will. Pour lui, c'est bientôt les vacances et il compte me rendre visite. Ça me rend heureuse mais je stresse. Et si il était déçu ?
Je finis mon assiette et l'apporte à la desserte puis quitte la pièce. Ce que ma vie peut être chiante. Et quand quelque chose veut bien m'arriver, j'ai peur. Je devrais plutôt me réjouir. Mais j'y arrive pas. Oh, merde ! Arrête de réfléchir ma pauvre, on voit de la fumée sortir de tes oreilles.
Je rentre dans ma chambre en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mes colocataires.
Sur la pointe des pieds, je me change, me glisse sous les couvertures et tombe rapidement dans les bras de Morphée.



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- Bordel , Bill ! T'es con ou tu le fais exprès ?

Je ne dis rien et me laisse réprimer par mon jumeau, parce que, dans le fond, je sais qu'il a raison. Je n'aurais jamais dû faire ça.

- Ohlala, je vais rencontrer l'élue de mon c½ur! Ohlala, qu'est-ce que je sus content!


Il accompagne son imitation en collant ses mains à ses joues. Il me fait toujours payer durement mes erreurs.

- Tu vas répondre ou tu vas me laisser parler tout seul ?


Il s'énerve. Mais est-ce que c'est si grave que ça ?

- J'ai fait ça sans réfléchir.

Ma voix est toute petite, et on dirait qu'elle sort du fond de mon gorge, comme si je n'avais pas parlé depuis longtemps.

- Il a fait ça sans réfléchir ! Il a fait ça sans réfléchir !

Il répète ma phrase encore quelque fois, les bras levés au ciel. Tom n'est pas aussi calme et zen que les médias le croient. D'ailleurs, il est encore plus speed que nous 3 réunis.

- Ben dommage pour toi, mais maintenant, tu vas devoir réfléchir !


Il marque une pause pour me regarder droit dans les yeux et les fixe pendant un moment. Je me demande parfois s'il n'en fait pas trop. C'est vrai : il en fait toujours des tonnes pour rien.
Mais soudainement, il se met à sourire. Pas un sourire gentil et franc mais plutôt content de lui et légèrement sadique.

- J'ai hâte de voir comment tu vas t'en sortir.


Et après m'avoir fait encore un de ses regards bizarres, il tourne les talons et ferme la porte en la prenant bien soin de la claquer.

O.K, j'ai décidé d'aller la voir. Je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre, si je vais tout lui avouer ou si je vais encore mentir, mais je vais aller la voir. En y pensant, Tom a raison. Je pars dans moins d'une semaine et je vais devoir mettre en place un plan d'enfer ou prendre tout mon courage à deux mains. Dans les deux cas, le labs de temps est trop court. Mais va bien falloir. Vahina, c'est toute ma vie. Pas la vie de scène et des projecteurs. Celle où je pars me réfugier quand j'en ai marre de toute cette merde de célébrité qui rend ma vie publique. Lui mentir, ça a l'air simple mais c'est infernal. Il faut que j'arrête.

# Posté le mardi 19 février 2008 10:51

Modifié le samedi 01 mars 2008 10:20

Je vais quand même pas oublier ton taguage, tu m'preeeends pour qui ?! =]




Elle & Elle m'ont tagué toutes les deux la même journée. :]

Et puis y'a eu neumbeurre wane l'écrivainte qui a suivi le lendemain.

L'invasion de taguage, tsais. -_-


7 choses que j'aime faire :


○ Ecouter de la musique.
○ Sortir.
○ Raconter des blagues.
○ Parler de mecs.
○ Dessiner/Lire.
○ Jouer du piano.
○ Me sentir importante. (c'est prétentieux mais c'est vrai)



7 Choses que je n'aime pas :


○ Les toilettes publiques.
○ Les cons. (c'est fou ce que je suis bien placée pour dire ça)
○ L'école.
○ Me peser.
○ Quand il y a trop de monde.
○ Quand je trouve plus mon mp3.
○ Les gens qui disent que j'ai tort alors que je suis sûre d'avoir raison.



7 Groupes/Chanteurs que j'aime écouter :

○ My Chemical Romance
○ Gwen Stefani
○ Green Day
○ the GazettE
○ Simple Plan
○ SIMONE ELLE EST BONNE =D
○ Marilyn Manson



7 Choses à savoir sur moi :


○ Je suis jamais contente.
○ J'ai pas encore commencé mes devoirs.
○ Et ma mère arrive dans moins d'une heure.
○ Donc je suis dans la merde.
○ Je viens de lui foutre une putain de raclée au Poker sur internet.
○ J'aime plus vraiment Tokio Hotel.
○ Je charge mon mp3 tout les soirs.
+ Desfois, je me fais rire toute seule, un truc de malade. >.<


7 Expressions/Mots que je dis souvent :

○ Tu vois le mec là-bas ? Il est mignon.
○ Putain! (généralement en début de phrase)
○ Aaaah. Qu'est-ce que je suis drôle !
○ Je suis dans la merde.
○ T'as pété un câble ou quoi ?
○ Ah bon ?
○ C'est clair.


7 Choses que j'aimerais faire avant de mourir :

○ Vivre à New-York.
○ Vivre à Kingston.
○ Vivre à Brighton
○ Vivre à Tokyo.
○ Vivre à Moscou
○ Dire à Romane qu'elle n'arrivera jamais à me remballer.
○ Vivre à Paris.


Et comme je suis trop gentille, je ne fait aucune victime. Vous me remercierai plus tard. (H)

# Posté le mardi 26 février 2008 09:41

Là-bas. Loin. Loin. De toi. J'ai besoin. De ta force et de ton soutien. Là-bas. Loin. Des yeux et loin du coeur. Là-bas. Tout près du pire. Et très loin du meilleur.

Là-bas. Loin. Loin. De toi. J'ai besoin. De ta force et de ton soutien. Là-bas. Loin. Des yeux et loin du coeur. Là-bas. Tout près du pire. Et très loin du meilleur.
On est samedi, je suis à la gare. Ça fait longtemps que je n'ai pas été si excitée. Assise sur un banc, je trépigne sur place et le même le vieil homme à côté de moi me regarde bizarrement. Je suis une vrai puce. J'avais oubliais comme c'était bien d'avoir de l'adrénaline qui te parcourt le corps. C'est génial. On annonce l'arrivée de son train. Je ne sais pas si je ne vais pas m'évanouir sur le coup de l'émotion. C'est dingue, j'en ai même la chair de poule. Les passagers sortent du train. Je n'ai jamais vu son visage mais il s'est décrit physiquement. Je cherche des yeux une personne correspondant à la description qu'il m'a faite, mais quelqu'un se met devant moi. Il ne voit même pas qu'il me gêne, cet imbécile. Il est là, planté devant moi comme un idiot. Et c'est qu'il me regarde en plus !
Il me sourit même. Je me met sur la pointe des pieds et regarde derrière son épaule pour essayer d'apercevoir Will. Aussitôt, son sourire s'efface. J'ai peur, et si c'était un pervers ? On s'est jamais, il est bizarre. Son visage change brusquement, j'ai l'impression que son regard se décompose. C'est vraiment louche. Il faudrait mieux que je m'éloigne. Soudain, une pensée me traverse l'esprit. Et si c'était Will ? Impossible, Will m'a dit être blond avec des cheveux très longs alors que cet homme à les cheveux bruns ternes et courts. D'ailleurs, c'est très moche. Il a des traits plutôt féminin, un grand manteau qui recouvre des vêtements que je ne vois pas. La seule chose que je remarque vraiment, c'est des grosses bagues à ses doigts. Soudainement, son expression change encore une fois. Il redevient calme et passe ses doigts sur-bagués dans ses cheveux sales et certaines mèches restent dans ses doigts. Beurk.

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Le paysage défile très vite, je vais bientôt arriver à la gare. Vahina m'y attend. Mon frère et notre manager ont insisté pour que je porte une perruque, au cas où l'on me reconnaitrai. Je la tiens dans la main pour le moment. Des cheveux secs presque gris et pas très agréables au toucher. Heureusement que ce n'est que pour quelques minutes. Ça y est, c'est le moment de vérité, les gens se pressent devant la porte coulissante. Je prend mon temps, pour retarder l'échéance. Mon dieu, comme je suis trouillard. Bon, je me lance. Dès que je sors de wagon, je la remarque. C'est comme un choc, je sais tout de suite que c'est elle. Si c'est ça le coup de foudre, alors je l'ai eu. C'est con de dire ça, mais c'est vrai. J'espère qu'elle ressentira la même chose en me voyant. D'ailleurs, je me plante devant elle pour qu'elle m'aperçoive enfin. Mais elle ne veut pas, elle cherche partout sauf près d'elle. C'est sûrement à cause de cette putain de perruque. Je suis son regard désespérément jusqu'à ce qu'il se pose enfin sur moi. J'appréhende la réaction, alors comme un idiot, je souris de toutes mes dents. Mais elle ne réagit pas et détourne à nouveau ses yeux.
Je sens quelque chose se briser quelque part dans mon cerveau, ou peut-être ailleurs. Ça me fait de la peine qu'elle n'ait pas eu de déclic comme moi je l'ai eu. J'ai presque envie de pleurer tellement j'en ai mal au c½ur. Des mois qu'on se parle, c'est quand même pas si difficile ! Elle me dévisage encore une fois. Calme-toi, Bill. Elle ne peut pas te reconnaître, tu es déguisé exprès pour qu'on ne le puisse pas. Logique. Je passe dans la masse de cheveux étrangers qui surplombe ma tête et des paquets de cheveux filasses restent coincés entre mes doigts poissés de sueur. La vache ! Bon, je fais quoi ?Il faut que je bouge au lieu de rester debout au milieu de la foule. Je vais aller m'asseoir sur un banc pendant 5 minutes, le temps de me remettre les idées en place.
Je fais quelques pas mais quelqu'un me retient le bras. Je tourne la tête, et c'est elle. Elle me regarde d'un air timide et garde ma main dans la sienne.

- Will ?

Elle m'a quand même reconnu. C'est un signe, moi je vous le dis. Je lui souris :

-Non. Bill.

Ça y est, la bombe est lâchée et elle, elle lâche ma main. Je sens mon c½ur marteler ma poitrine.

- Oh, pardon, je vous ai pris pour...

- Si, si, si ! Je suis bien celui que tu crois. Suis-moi.

Elle hésite alors pour lui prouver que je ne lui ment pas, je lui donne quelques informations que nous avions échangées.

- Mais pourquoi tu dis t'appeler Bill alors ? Et pourquoi tu as menti sur ton physique?

- Je t'expliquerai tout dans un endroit plus tranquille.

- Non, maintenant.


Elle n'a pas confiance, ça crève les yeux.

- Je ne peux pas.

- Pourquoi ?

- Parce que.

- C'est bizarre, j'avais dit à Will que j'aimais pas les réponses standard.

- Je sais. Mais je ne peux pas te le dire ici et je ne peux pas non plus te dire pourquoi je ne peux pas te le dire.

- T'essaie de m'embrouiller ou quoi ?

- Mais non ! S'il te plait, suis-moi, je t'assure qu'on ne peut pas faire autrement.

- Pourquoi ?

Désolant. Je n'imaginais pas notre première rencontre comme ça.

- Parce que c'est un secret. Et je ne veux pas que tout le monde le sache.

-Bon d'accord, mais un mètre de distance, on sait jamais,
me répondit-elle en soupirant.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 15:42

Modifié le jeudi 20 mars 2008 16:11